Bilan d'orientation gratuit en 3 minutes →
Aller au contenu
FormationThérapeutes
S'installer

Suivre ses clients sans logiciel : un tableur simple pour praticien

Un tableur bien construit suffit à suivre les premiers clients d’un praticien : une ligne par personne, des colonnes pour les dates, les rendez-vous et les relances à faire. Il coûte peu, se prend en main en une soirée et prépare le jour où un logiciel deviendra nécessaire.

Mis à jour le 29 octobre 2026 · Notre méthode

L'essentiel

En bref

  • Un tableur gratuit couvre les besoins d’un praticien qui reçoit quelques personnes par semaine, à condition de le tenir à jour chaque soir.
  • Quatre informations font le travail : date du premier contact, date de la dernière séance, prochaine action et statut de la relation.
  • Les notes de séance et les éléments de santé confiés par une personne ne vont pas dans ce fichier : ils relèvent d’un dossier séparé et protégé.
  • Le tableur cède la place à un outil dédié quand les relances, les rappels et les paiements deviennent impossibles à suivre à la main.

Pourquoi commencer par un fichier simple

Au début, la clientèle tient souvent dans un carnet, dans une conversation de messagerie ou dans la mémoire d’un téléphone. Une personne rencontrée lors d’un atelier, une connaissance d’une connaissance, un message resté sans réponse : tout cela finit par se mélanger. Un tableur oblige à inscrire chaque personne sur une ligne, avec une date et une action à mener. Le geste paraît modeste, mais il change la manière de travailler, car il rend visibles les relances oubliées.

Supposons qu’un praticien débutant reçoive une douzaine de personnes par mois, dont la moitié revient pour une deuxième séance. Sans suivi écrit, la réussite de ce retour dépend de sa mémoire. Avec un fichier tenu à jour, il voit d’un coup d’œil qui n’a pas été recontacté depuis plusieurs semaines et peut proposer une nouvelle séance au moment où la personne y pense encore.

Les colonnes qui servent vraiment

Inutile de dessiner un tableau à trente champs que vous ne remplirez jamais. Quelques colonnes suffisent, à condition que chacune réponde à une question concrète que vous vous posez chaque semaine.

Voici l’ensemble minimal que nous recommandons pour démarrer :

  • Prénom ou pseudonyme, et moyen de contact préféré
  • Date du premier contact et origine : bouche à oreille, site, salon, partenaire
  • Date de la dernière séance et nombre de séances réalisées
  • Prochaine action à mener, avec sa date limite
  • Statut : prospect, en accompagnement, terminé, à ne plus relancer

Le détail qui change tout : la colonne origine

Au bout de quelques mois, la colonne « origine » devient la plus précieuse. Elle montre quels canaux apportent réellement des personnes et lesquels vous prennent du temps pour rien. Gardez des intitulés courts et uniformes, du genre « bouche à oreille » plutôt que « recommandé par Marie, ma voisine », sinon les filtres deviennent inutilisables.

Ce qu’on note, et ce qu’on ne note pas

Le tableur contient des données personnelles, ce qui impose de la prudence dès le départ. Notez ce qui sert au suivi administratif et commercial : coordonnées, date de rendez-vous, mode de paiement, accord explicite pour être recontacté. N’y consignez pas le contenu des échanges ni les éléments de santé qu’une personne vous a confiés pendant une séance.

Ces informations relèvent d’une note de séance distincte, rangée dans un espace protégé, avec un accès limité à vous seul. La durée pendant laquelle vous les conservez se définit à part, comme le précise l’article sur la conservation des dossiers clients. Pour les principes généraux de protection des données, le site cnil.fr reste la référence à consulter.

Monter la première version en une soirée

La mise en place demande moins d’une soirée si vous suivez l’ordre ci-dessous. Chaque étape produit quelque chose d’utilisable, même si vous arrêtez en cours de route.

Étape 1 : créer l’onglet et ses intitulés

Ouvrez un classeur, nommez le premier onglet « Clients » et écrivez les intitulés en première ligne. Figez cette ligne pour qu’elle reste visible quand vous faites défiler la liste. Aucune formule n’est nécessaire à ce stade, et c’est une bonne chose : la version simple est celle que l’on met à jour.

Étape 2 : saisir les personnes déjà connues

Reprenez vos échanges de messagerie des trois derniers mois et notez une ligne par personne qui a manifesté un intérêt. Pour chacune, renseignez seulement la date du premier contact et le statut. Vous ajouterez le reste au fil des rendez-vous. Cette première saisie prend souvent plus de temps que prévu, mais elle révèle des personnes que vous aviez oubliées.

Étape 3 : ajouter un filtre sur les actions

Activez le filtre sur la colonne « prochaine action ». Triez les dates en ordre croissant : la liste du haut devient votre to-do de la semaine. Ce réflexe transforme le fichier d’archive en outil de travail, ce qui est précisément son intérêt.

Étape 4 : fixer un rendez-vous hebdomadaire avec le fichier

Bloquez dans votre agenda un créneau court, par exemple le vendredi en fin de matinée, pour mettre à jour le fichier et envoyer les relances prévues. Dix minutes suffisent quand la routine est en place. Sans ce rendez-vous, le tableur se périme en deux semaines.

Les erreurs qui rendent le fichier inutile

Les difficultés ne viennent pas du tableur lui-même, mais de quelques habitudes qui le rendent vite illisible. Repérez celles qui vous ressemblent.

  • Saisir les dates sous plusieurs formats, ce qui empêche tout tri fiable
  • Ne jamais mettre à jour le statut, et garder pendant un an des prospects qui ont déjà dit non
  • Enregistrer des copies du fichier sur plusieurs ordinateurs, qui finissent par se contredire
  • Partager le fichier complet avec un proche ou un collaborateur qui n’a rien à y faire

Corriger sans tout reprendre

La solution tient en quatre gestes : un format de date unique, une revue du statut chaque vendredi, une seule version hébergée dans un espace dont vous contrôlez l’accès, et des droits de consultation limités pour toute personne extérieure à votre activité.

Relancer sans harceler

Le tableur sert surtout à relancer au bon moment, et une relance réussie tient en deux ou trois phrases : rappeler la séance évoquée, proposer un créneau, laisser la porte ouverte. Votre ton doit rester celui d’un accompagnant qui propose, jamais celui d’un vendeur qui réclame.

Une personne qui ne répond pas après deux relances mérite que vous passiez son statut à « à ne plus relancer ». Vous évitez ainsi d’insister, vous protégez votre image et vous gagnez du temps pour les personnes réellement intéressées. Pour les sommes restant dues, la méthode de relance d’un impayé propose un cadre plus ferme, avec des étapes successives.

Un calendrier de relances simple à tenir

Pour une personne qui a pris une première séance, une trame raisonnable consiste à envoyer un message de remerciement dans les deux jours, puis une proposition de nouvelle séance une dizaine de jours plus tard, et enfin un signe de suite quelques semaines après si rien n’a été décidé. Inscrivez ces trois dates dans la colonne prochaine action dès la fin de la séance, pour ne pas dépendre de votre mémoire.

Adaptez ce rythme à la personne. Une personne qui vous a écrit qu’elle partait en vacances ne se relance pas comme une personne qui n’a jamais répondu. Votre fichier doit vous aider à faire ce tri, non à imposer une cadence uniforme.

Quand le tableur ne suffit plus

Le signal d’alerte n’est pas un nombre de clients précis, mais une fatigue. Vous passez le dimanche à retrouver des rendez-vous, vous oubliez des règlements, vous recopiez les mêmes messages depuis des mois. Ce sont les vrais indices qu’un outil dédié vous fera gagner du temps.

Avant de vous abonner, comparez le coût mensuel avec les heures récupérées, comme le détaille l’article sur la rentabilité d’un abonnement logiciel. Pour les obligations administratives qui accompagnent votre activité, vérifiez les règles en vigueur sur service-public.fr, en particulier avant tout changement de statut.

Une ligne bien remplie, dans un cas concret

Imaginons une personne qui vous a écrit après une conférence, un mardi. Sur la ligne correspondante, vous inscrivez la date du message, la mention « conférence » dans la colonne origine, le statut « prospect » et une prochaine action datée du jeudi suivant : répondre à sa question sur les créneaux. Le jeudi, vous proposez deux horaires et vous changez la prochaine action en « confirmer le rendez-vous ». Si la personne ne répond pas, la ligne reste visible dans la liste de la semaine suivante, ce qui vous évite de la perdre.

Cette petite ligne illustre le principe du fichier : chaque information sert à décider de la prochaine étape, rien de plus. Une colonne qui ne vous aide à rien dans cette logique peut être supprimée sans regret.

Après le fichier, le métier

Un fichier clair ne remplace pas la compétence du praticien, qui reste le cœur de votre activité. Si vous hésitez encore sur la pratique à exercer, la page des formations présente les parcours disponibles, et le bilan des pratiques aide à confronter vos envies à vos contraintes. Une fois votre choix fait, votre tableur suivra des personnes accompagnées dans une pratique qui vous ressemble.

Passer à l'action

Trouver la formation qui vous correspond

72 formations en ligne comparées sur leur bon de commande : prix, programme, examen, garantie. Ou trois pistes en 3 minutes avec le bilan.

Questions fréquentes

Un tableur est-il suffisant pour débuter ?

Oui, pour quelques personnes par semaine. Il devient insuffisant quand vous passez plus de temps à chercher les informations qu’à accompagner les personnes.

Peut-on noter les informations de santé dans ce fichier ?

Non. Le fichier de suivi commercial doit rester distinct des notes de séance, qui relèvent d’un dossier protégé à part, dont la conservation se règle séparément.

À quelle fréquence faut-il mettre à jour la liste ?

Un créneau fixe par semaine suffit. Sans ce rendez-vous régulier, le fichier se périme rapidement et perd son intérêt.

Faut-il un logiciel dès le premier client ?

Non. Commencer par un tableur permet de comprendre vos besoins réels. Le choix d’un outil se fait ensuite, en fonction de ce que vous avez réellement besoin de suivre.

Où trouver les règles sur les fichiers clients ?

Le site cnil.fr détaille les principes de protection des données personnelles. Pour vos obligations d’activité, consultez service-public.fr et urssaf.fr.

Lire aussi

Tous les articles : S'installer comme praticien

Pages liées

Pour aller plus loin

Définitions

Bien-être, pas médecine. Cette pratique ne remplace ni un avis médical ni un suivi par un professionnel de santé. En cas de doute sur votre santé, consultez un médecin.

Avertissement. Formations de bien-être : les certificats délivrés ne sont pas des diplômes d'État et les métiers présentés ne se substituent à aucune prise en charge médicale ou psychologique. Les liens d'achat sont des liens partenaires (politique d'affiliation).