Praticien en shiatsu : trouver ses premiers clients, sans pression
Trouver ses premiers clients en shiatsu consiste à faire connaître une prestation précise auprès de personnes qui recherchent déjà un moment de détente physique : entourage, lieux partenaires, présence locale exacte et recommandations spontanées. La démarche repose sur la confiance, sur la clarté de l’offre et sur un accueil soigné, jamais sur une promesse d’effet.
Mis à jour le 26 octobre 2026 · Notre méthode
L'essentiel
En bref
- Le premier réseau est celui de votre entourage : quelques séances découverte, décrites comme telles, permettent de vérifier votre manière d’accueillir.
- Les lieux qui accueillent déjà des publics attentifs au bien-être, comme les salles de sport, les espaces culturels ou certaines associations, peuvent devenir des partenaires.
- Une présentation sobre, qui précise la nature de la séance, sa durée et ses limites, attire une clientèle qui sait ce qu’elle vient chercher.
- Demander une recommandation écrite contre une contrepartie, ou faire rédiger un texte à un client, est exclu : cela fabrique de fausses recommandations.
La rencontre avant la publicité
Un praticien en shiatsu qui se lance est tenté de multiplier les publications et les annonces. Ce réflexe déçoit souvent, parce que la pratique se découvre d’abord par le toucher et par l’écoute, et que personne ne se décide à recevoir des pressions sur la foi d’un visuel. Les premières personnes arrivent le plus souvent après une rencontre : un proche qui a reçu une séance, un contact dans une association, une présentation dans un lieu fréquenté.
Votre tâche consiste donc à créer les occasions de cette rencontre, plutôt qu’à inonder les réseaux. Quelques contacts préparés chaque semaine valent mieux qu’une diffusion large et impersonnelle.
La régularité qui fait connaître
Une séance par semaine, tenue au même jour et à la même heure, se remarque davantage qu’une campagne ponctuelle. Les personnes qui reviennent parlent de leur pratique à leur entourage, sans y être invitées, parce qu’elles ont trouvé un repère. Ce mécanisme prend des semaines, il ne se décrète pas, et il suppose un accueil constant. Un praticien qui annonce un créneau et le tient gagne plus de confiance qu’un praticien très visible mais irrégulier.
Les premiers cercles et les séances découverte
Commencez par écrire la liste des personnes de votre entourage qui pourraient être intéressées : collègues, voisins, membres d’un club de marche ou d’un atelier, amis qui cherchent à se détendre. Proposez-leur une séance découverte, plus courte qu’une séance complète, à tarif réduit ou gratuite. Présentez-la clairement : elle permet de vérifier votre accueil et votre manière de travailler, pas de garantir un résultat.
Une situation-type, fictive
Imaginons un ancien chef de rayon, fictif, qui se forme au shiatsu après une longue carrière en commerce. Il commence par cinq messages personnels à des connaissances, sans texte standard. Deux répondent. Il propose à chacune une séance découverte de quarante minutes, dans le salon d’une amie, puis il leur demande ce qui leur a semblé clair et ce qui pourrait être mieux expliqué. La première revient deux mois plus tard pour une séance régulière. La seconde lui signale une salle libre dans son club. Le démarrage a pris du temps, mais chaque personne a compris exactement ce qu’elle venait chercher.
Les lieux partenaires autour du bien-être
Le réseau local compte davantage qu’un répertoire en ligne. Presque toutes les villes comptent des lieux où l’on s’intéresse déjà à la détente, au mouvement ou à la respiration. Présentez-vous comme une offre complémentaire : une séance précise, un créneau, une fiche claire à afficher. Une proposition concrète ouvre plus de portes qu’un discours général sur le bien-être.
- Les salles de yoga et de pilates, pour proposer une séance de détente après une pratique
- Les associations sportives et les clubs de marche, pour une routine assise en fin d’activité
- Les bibliothèques et les espaces culturels, pour une découverte ponctuelle
- Les comités d’entreprise et les associations de salariés, pour des pauses encadrées par un contrat écrit
Ne pas démarcher les professionnels de santé
Il est tentant de solliciter des médecins, des kinésithérapeutes ou des pharmaciens pour qu’ils vous adressent des personnes. Une telle démarche peut être perçue comme une rétribution d’orientation, ce qui n’est pas acceptable. Un contact respectueux suffit : vous pouvez vous présenter, laisser une fiche exacte et préciser ce que vous faites, sans demande de recommandation ni contrepartie.
Une présentation en ligne sobre et datée
Une fiche de présentation rassure les personnes qui vous découvrent, à condition d’être exacte. Elle indique le nom de votre activité, la nature de la séance, sa durée, son lieu, vos horaires, vos conditions d’annulation et la date de mise à jour. Elle précise aussi le périmètre : pratique de bien-être, sans diagnostic, avec orientation vers un professionnel de santé en cas de besoin.
Une présentation fidèle a aussi une vertu pratique : elle évite les déceptions au moment de la séance. Une personne qui a lu une description exacte sait à quoi s’attendre, comment se déroule l’accueil et pourquoi on lui pose des questions avant de commencer. Cette clarté réduit les annulations de dernière minute et les malentendus.
Le vocabulaire qui protège
Évitez les intitulés qui évoquent un titre protégé, comme celui de masseur-kinésithérapeute, et les mots qui relèvent du soin ou de la thérapie. Une phrase comme « je vous propose une séance de détente au sol, à travers les vêtements » décrit une prestation exacte. Une phrase comme « je soulage vos douleurs » promet un effet que vous ne pouvez pas garantir, et qui vous expose.
Le bouche-à-oreille, sans contrepartie ni pression
Une personne satisfaite parle parfois de votre séance à ses proches, à condition qu’on lui en laisse l’occasion. Une carte de présentation sobre, un mot clair à la fin d’une séance et une invitation à venir avec quelqu’un suffisent. En revanche, il ne faut jamais demander à un client de rédiger un texte à publier, ni lui offrir une réduction en échange d’une recommandation publique. Ce serait fabriquer une opinion qui ne vient pas de l’expérience réelle.
- Remettre une carte avec le nom de l’activité, les horaires et les coordonnées
- Proposer à un proche une séance découverte, sans relance répétée
- Prévoir un moment d’échange à la fin de la séance, pour répondre aux questions
- Ne jamais commander de texte, de note ou de commentaire à une personne
Ce qui reste exclu, même pour aller plus vite
La recherche de clients se joue sur l’éthique autant que sur la communication. Quelques pratiques doivent être écartées, quels que soient les résultats espérés à court terme.
- Promettre un effet sur une douleur, un trouble ou une pathologie, même sous forme de suggestion
- Publier de fausses recommandations, ou attribuer des propos à des personnes qui ne les ont jamais tenus
- Exercer une pression commerciale sur une personne qui exprime une souffrance
- Présenter le certificat comme un diplôme d’État ou comme une reconnaissance officielle
Les repères de déontologie
Les principes d’une pratique responsable sont rassemblés dans le lexique sur la déontologie. Les relire avant de lancer vos démarches permet d’éviter la plupart des écarts. Et si une demande sort du cadre, la réponse la plus sûre reste l’orientation vers le professionnel compétent.
Un plan sur trois mois
Une démarche structurée évite de se disperser. Voici un enchaînement possible, à adapter à votre ville et à votre disponibilité :
- Premières semaines : liste du cercle proche, présentation de quinze lignes, séance découverte type rédigée
- Semaines suivantes : trois contacts avec des lieux partenaires, avec une fiche claire laissée sur place
- Deuxième mois : deux séances découverte, puis un échange écrit avec chaque personne sur ce qui a été compris
- Troisième mois : correction de la présentation, créneau régulier, premier point sur le tarif
Trois erreurs qui ralentissent les débuts
La première erreur est d’ouvrir plusieurs formats à la fois, par exemple des séances au sol, des pauses en entreprise et des ateliers. Chacun exige une présentation et une relance différentes. La deuxième est de ne pas noter les raisons d’une annulation, qui sont utiles : horaire, lieu ou durée. La troisième est de viser un public idéal dès le départ, alors que les premières personnes sont rarement celles qu’on avait imaginées. Accueillez-les avec le même soin.
Ce que la formation apporte pour présenter sa pratique
Le dernier module de la formation de praticien en shiatsu aborde l’installation : clientèle, communication, site internet, tarifs et démarches administratives. Il vous aide à structurer une présentation claire. La formation comprend onze modules, des PDF, des fichiers MP3, des visuels et des vidéos, un quiz en fin de module et un examen final en QCM, à 80 % de bonnes réponses, repassable. Son prix est de 87,60 € TTC, payable comptant ou en 3 fois, avec une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours.
Pour le détail du programme, consultez la fiche de la formation de praticien en shiatsu. Pour replacer la démarche dans le cadre légal de votre activité, lisez le cadre et les limites du shiatsu. Et si votre projet s’inscrit dans une reconversion, le guide pour se reconvertir dans le bien-être situe la place du shiatsu parmi les autres pratiques.
La formation
Formation Praticien en shiatsu en ligne
87,60 € TTC, ou 3 × 29,20 €, garantie de 30 jours. Prix relevé sur le bon de commande ; redirection vers 1TPE, lien partenaire.
Questions fréquentes
Faut-il être présent sur les réseaux sociaux dès le départ ?
Ce n’est pas indispensable. Une fiche exacte, quelques lieux partenaires et un cercle proche bien informé suffisent souvent à lancer l’activité. Les réseaux peuvent venir ensuite, avec la même précision.
Peut-on demander à un client de laisser un avis en ligne ?
Non. Ne demandez ni texte à publier ni contrepartie pour une recommandation publique. Une recommandation obtenue de cette manière serait fabriquée.
Une séance découverte gratuite est-elle une bonne idée ?
Oui, si elle est courte, décrite comme une découverte et qu’elle ne contient aucune promesse d’effet. Elle permet de vérifier votre accueil et votre pratique.
Que faire si une personne évoque une douleur importante ?
Restez à l’écoute, expliquez que cette question dépasse le cadre du bien-être, et orientez la personne vers un professionnel de santé. Ne proposez pas de séance comme réponse à la douleur.
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Définitions
Bien-être, pas médecine. Cette pratique ne remplace ni un avis médical ni un suivi par un professionnel de santé. En cas de doute sur votre santé, consultez un médecin.
Avertissement. Formations de bien-être : les certificats délivrés ne sont pas des diplômes d'État et les métiers présentés ne se substituent à aucune prise en charge médicale ou psychologique. Les liens d'achat sont des liens partenaires (politique d'affiliation).
