Bilan d'orientation gratuit en 3 minutes →
Aller au contenu
FormationThérapeutes
Comparer

Shiatsu ou qi gong : que choisir pour sa pratique de bien-être ?

Le shiatsu est une pratique japonaise de pressions et d’étirements doux, réalisée par un praticien sur une personne habillée. Le qi gong est une pratique chinoise de mouvements lents, de respiration et d’attention, que l’on exerce soi-même ou en groupe. L’une se donne, l’autre se pratique.

Mis à jour le 21 octobre 2026 · Notre méthode

L'essentiel

En bref

  • Le shiatsu se donne à une personne qui reçoit ; le qi gong se pratique le plus souvent soi-même, puis s’enseigne en cours.
  • Les deux puisent dans la médecine traditionnelle chinoise, avec un vocabulaire commun : méridiens, qi, éléments.
  • La formation en shiatsu compte onze modules et s’appuie sur des vidéos ; celle en qi gong compte dix modules et propose des séances clés en main.
  • Le choix dépend de votre place : praticien qui touche, ou animateur qui guide le mouvement et le souffle.

Qui agit, qui reçoit

La première différence tient à la relation. En shiatsu, il y a un praticien et une personne qui reçoit la séance. Le praticien exerce des pressions avec les paumes, les pouces, parfois les coudes ou les genoux, et accompagne des étirements doux. La personne reste habillée et se laisse faire, dans un cadre de détente.

En qi gong, la relation est plus horizontale. La personne pratique elle-même, seule ou en groupe, en suivant des mouvements lents et une respiration. L’enseignant montre, corrige et anime, mais le mouvement est celui de l’élève. C’est une pratique qui se prend en main, et qui se poursuit chez soi.

Origines et repères communs

Le shiatsu est né au Japon et s’appuie sur des repères de la médecine traditionnelle chinoise : le qi, les méridiens, les cinq éléments. Le qi gong, né en Chine, travaille lui aussi le qi, la respiration et les trajets d’énergie. Les deux pratiques partagent donc un vocabulaire, même si leurs gestes et leurs objectifs ne se ressemblent pas.

Ce partage explique que beaucoup de praticiens apprennent les deux. Il ne s’agit pas d’une même technique, mais de deux manières d’entrer dans une tradition commune. Dans les deux cas, ces notions sont des repères culturels et pratiques, présentés comme tels.

Le déroulé d’une séance de shiatsu

Une séance de shiatsu commence par un échange sur les attentes et la vérification des contre-indications. La personne s’allonge au sol, sur un futon ou une couverture, et le praticien travaille en suivant les trajets des méridiens : pressions, étirements, mobilisations douces. Le rythme est lent, et chaque geste laisse le temps à la personne de ressentir.

La séance se termine par un moment de repos et une parole sur le ressenti. Une bonne séance de shiatsu demande une posture stable du praticien, un travail avec le poids du corps plutôt qu’avec la force, et une écoute constante. C’est précisément ce qui s’apprend pendant la formation.

La pratique du qi gong, seul ou en groupe

Le qi gong repose sur des exercices quotidiens, comme la position debout immobile, la respiration abdominale, les automassages et des enchaînements simples. Ces gestes se font à son rythme et s’adaptent à tous les âges. Une séance dure souvent une heure ou un peu plus en groupe, et elle commence par une mise en place du corps.

Le praticien enseignant doit transmettre les mouvements, corriger les postures sans brusquer et organiser un déroulé cohérent. Les enchaînements classiques, comme les huit brocarts ou le jeu des cinq animaux, servent de base. La formation propose aussi des modèles de séances thématiques pour animer un cours.

Les contenus des deux formations

La formation en shiatsu est structurée en onze modules. Elle commence par la tradition, la préparation du praticien et les postures, puis présente les techniques de pression, la routine de base et l’étude des méridiens par groupes. Elle se termine par le bilan shiatsu et l’organisation d’une séance, ainsi que par des pistes d’installation. Le détail de la formation shiatsu permet de consulter chaque module.

La formation en qi gong compte dix modules : introduction, principes de base, exercices quotidiens, six sons, positions au repos, respiration, jeu des cinq animaux, automassages et exercices de longévité, puis modèles de séances. Les supports sont en PDF et en audio. Le détail de la formation qi gong précise ces contenus.

Publics et format de pratique

Le shiatsu s’adresse à des personnes qui veulent recevoir une pratique manuelle de détente, en séance individuelle. Il se pratique en cabinet, à domicile ou dans une salle, selon l’organisation du praticien. Le public est souvent en recherche de relâchement ou de moment pour soi.

Le qi gong s’adresse à un public plus large, qui pratique en cours collectifs ou seul. Il attire des personnes qui veulent entretenir une pratique douce, se poser, retrouver une respiration. Les cours en association, en salle ou en médiathèque en sont le format le plus courant.

Choisir selon son tempérament et son projet

Si vous aimez le contact, la pression juste et la relation d’accompagnement, le shiatsu est un choix cohérent. Si vous préférez le mouvement, la pratique personnelle et l’animation d’un groupe, le qi gong répond mieux à cette envie. Les deux exigent de la régularité, et des heures d’entraînement sur des proches avant de recevoir du public.

Pour comparer d’autres pratiques de la même famille, lisez les articles sur devenir praticien de shiatsu et devenir praticien de qi gong. La catégorie des thérapies énergétiques regroupe les pratiques voisines, et le guide pour choisir sa formation propose une méthode de comparaison.

La place du corps du praticien

En shiatsu, le corps du praticien est un outil. Son poids, sa posture et sa respiration se transmettent à la personne qui reçoit. Un praticien crispé rend la pression plus dure ; un praticien stable et relâché laisse le corps de l’autre se détendre. Cette exigence se travaille dès la formation.

En qi gong, le corps du praticien est un modèle et un guide. L’enseignant démontre les mouvements, parle pour accompagner et corrige les élèves sans les toucher, sauf si le cadre le permet. Sa propre pratique doit être régulière pour rester claire et précise dans la démonstration.

Ce point distingue deux métiers : l’un suppose une présence physique auprès d’une personne qui reçoit, l’autre une pédagogie collective. Votre choix dépend de l’aisance que vous avez avec la proximité et avec la parole en groupe.

Entretenir sa pratique personnelle

Dans les deux cas, la pratique personnelle nourrit le métier. Le praticien de shiatsu s’entraîne sur des volontaires et entretient sa posture. Le praticien de qi gong pratique chaque jour les exercices de base, pour rester fluide et juste. Un enseignant sans pratique propre transmet des gestes vides.

Prévoyez aussi un temps de repos et de récupération. Les mouvements répétés sollicitent le dos, les poignets et les épaules. Des étirements, une respiration calme et une alternance des tâches protègent votre condition physique sur la durée.

Les deux pratiques demandent de la constance. Un rythme hebdomadaire, même modeste, vaut mieux qu’un élan intense suivi d’une longue interruption.

Les limites de chaque pratique

Le shiatsu a ses limites : il exige un contact, donc une relation de proximité qui ne convient pas à tout le monde. Il demande aussi un espace calme et un sol confortable. Il suppose un entretien préalable pour repérer les contre-indications avant chaque séance.

Le qi gong a ses propres limites. Il se pratique à un rythme lent, qui peut paraître trop doux à ceux qui cherchent une activité physique intense. Il s’apprend mieux avec un regard extérieur, car une posture mal placée se corrige difficilement sans retour.

Connaître ces limites permet de présenter sa pratique honnêtement. Une personne qui sait ce qu’elle vient chercher est plus satisfaite, et la confiance que vous inspirez s’en trouve renforcée.

Ces deux approches ne s’opposent pas. Elles répondent à des envies différentes et peuvent même se côtoyer dans la vie d’un pratiquant. Le plus utile est de choisir celle qui vous donne envie de revenir chaque semaine, car c’est la régularité qui fait la différence, bien plus que le nom de la discipline. Demandez-vous quelle sensation vous recherchez à la fin d’une séance : un corps relâché et reçu, ou un corps mobilisé et présent. La réponse à cette question oriente souvent le choix mieux qu’une longue comparaison de programmes. Prenez le temps d’y répondre avant de comparer les programmes, pas après. Une séance d’essai, quand elle est possible, apporte aussi une réponse claire.

La formation

Formation Praticien en shiatsu en ligne

87,60 € TTC, ou 3 × 29,20 €, garantie de 30 jours. Prix relevé sur le bon de commande ; redirection vers 1TPE, lien partenaire.

Questions fréquentes

Le shiatsu peut-il s’apprendre sans formation ?

Il s’apprend par des gestes précis et une posture de praticien. Une formation suivie de pratique donne le cadre nécessaire pour recevoir des personnes en toute sécurité.

Le qi gong demande-t-il une bonne condition physique ?

Non. Les mouvements sont lents et s’adaptent à chacun. Plusieurs exercices peuvent être réalisés assis, et les enchaînements se construisent progressivement.

Peut-on pratiquer les deux ?

Oui. Le shiatsu est une pratique de contact, le qi gong une pratique de mouvement. Ils se complètent souvent dans une démarche personnelle.

Faut-il un diplôme pour l’un ou l’autre ?

Aucun diplôme d’État ne sanctionne ces pratiques. Le titre de masseur-kinésithérapeute est protégé et ne doit pas être utilisé.

Quelle pratique convient à des séances individuelles ?

Le shiatsu se prête aux séances individuelles, tandis que le qi gong trouve plus facilement sa place dans des cours collectifs.

Lire aussi

Tous les articles : Praticien en shiatsu

Pages liées

Pour aller plus loin

Définitions

Bien-être, pas médecine. Cette pratique ne remplace ni un avis médical ni un suivi par un professionnel de santé. En cas de doute sur votre santé, consultez un médecin.

Avertissement. Formations de bien-être : les certificats délivrés ne sont pas des diplômes d'État et les métiers présentés ne se substituent à aucune prise en charge médicale ou psychologique. Les liens d'achat sont des liens partenaires (politique d'affiliation).